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 Ben Levasseur [Etape "Modifications"]

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Ben Levasseur

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Messages : 3
Date d'inscription : 05/07/2018

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MessageSujet: Ben Levasseur [Etape "Modifications"]   Dim 8 Juil - 17:27

Carte d'identité

  • Avatar : Mark Jefferson, Life is Strange

  • Nom : Levasseur
  • Prénom(s) : Benoit
  • Surnom(s) : Ben
  • Âge - Date de Naissance (Jour et mois) : 31 ans, 14 Septembre
  • Groupe sanguin : A
  • Nationalité : Française
  • Orientation sexuelle : Hétéro
  • Classe et section / Matière enseignée / Statut : Professeur de littérature étrangère et de français
  • Interne ou Externe ? : Externe
  • Un Club, si vous le souhaitez : /

  • Qualités - Défauts : Qualités : Introverti, vif d'esprit, réaliste / Défauts : Entêté, méfiant, Renfermé
  • Passion : L'art, la littérature
  • Peurs / Phobie : Thanatophobie


Caractère

  • Ben une personne calme et tranquille, qui chérit son confort et sa tranquillité d'esprit et de corps plus que tout autre chose. Il aime ces instants où, installé près d'une cheminée où brûle un feu crépitant, il peut lire et laisser son esprit vagabonder vers d'autres temps et lieux, laissant derrière lui, un instant, ce monde triste et fade. « La tête dans la Lune, les pieds sur Terre » comme il aime à se décrire. Pourtant, tout au fond de lui, Ben n'est pas ce bloc de granit immuable qu'il peut sembler être au premier abord. Il est un volcan vénusien bouillonnant, près à éructer des milliers de litres de magma incandescent sous de torrentielles averses de pluie acide. Les démons qui l'habitent sont nombreux. Marqué par une enfance qu'il juge « merdique », il reproduit des schémas toxiques qui le maintiennent dans une profonde solitude. Il n'est pas asocial, mais très auto-destructeur (sans être suicidaire, il aime trop la vie pour ça). Il rêve de pouvoir vivre une vie intéressante. Mais vivre, implique qu'un jour, on va mourir. Et à cette pensée, Ben est terrifié. Terreur irrationnelle de voir la vie s'échapper de lui, de s'imaginer au terme de son existence, de disparaître, de quitter cette vie qu'il chérit tant. Terreur enfin de se rendre compte, à la fin, qu'il na rien accompli de particulier. Cette peur le paralyse, le visse à son fauteuil, livre et verre en main, pour éviter de regarder la vie en face et d'en voir l'aboutissement, la fin.Ben a perdu sa famille, père, mère et sœur, dans un accident de la route, tandis qu'il était enfant. Ballotté entre foyers et familles d'accueil, il garde un sentiment d'insécurité profond qui le maintient dans une sorte de léthargie sociale. Sans attaches réelles, il n'a que peu d'amis réels.  Il en veut énormément à son père d'avoir pris le volant après avoir bu. Ce bouillonnement intérieur, Ben le contient chaque jour sous le masque de la sérénité et du calme grâce à un de ces plus vieux amis, qui lui fait également office de démon : le whisky. Quelques verres par ci, quelques verres par là, mais non, Ben n'a aucun problème avec l'alcool. Lui suggérer ça et il se mettra sur la défensive. Alcoolique, lui ? Que neni ma bonne dame ! Il ne boit que pour se détendre après une journée de merde. De ce mode de vie empreint de calme, Ben tire son caractère fort peu aventureux. Ce voyage jusqu'au Japon, pour y enseigner dans un établissement local, est pour lui un déracinement profond et difficile à vivre. Mais comment dire non à une opportunité professionnelle pareille ? A tous ces zéros sur le chèque ? Et à cette occasion rêvée d'oublier les ratés de sa vie pour aller de l'avant, ailleurs. Malgré tout, Ben est un professeur patient, attentionné et qui croit en la réussite de chacun. Il est toujours près à s'investir corps & âme dans la réussite de ses étudiants. Il est très mal à l'aise dés lors qu'il doit monter dans une voiture. Il ne possède pas le permis et ne conduit pas. Ben ignore tout de cette nouvelle vie qui s'annonce à lui, loin de sa terre natale. Mais rien ne le retient vraiment chez lui. Pour autant, il ignore encore ce qu'il recherche vraiment à travers cette expérience, hormis cette volonté de rupture avec la vie qu'il a menée jusque là. Et le voilà embarqué pour la plus grande aventure de sa brève existence.


Physique


  • Ben n'est ni grand, ni petit. Ni gros, ni mince. Ni moche, ni beau. Non pas qu'il n'a aucune caractéristique physique qui viendrait le distinguer du reste de l'humanité, mais ses attributs fondamentaux sont, eux, dans la moyenne. Un bon mètre soixante-quinze pour soixante-quatorze kilogrammes, rien de spécial à noter ici. Ses cheveux châtains sombres en bataille sur son crâne couronne un visage fin au traits tirés et sereins, ornés d'une paire de lunette rectangulaire qui vient couvrir des yeux noisettes sous lesquels trônent de lourdes cernes. Un nez mince et une bouche fine viennent parachever ce tableau. Les traits anguleux de son visage son partiellement dissimulés derrières une petite barbe qu'il laisse là pour se donner un air intellectuel (et parce que c'est vite compliqué de se raser sans se trancher la carotide quand on se tape une gueule de bois).  Ben ne se sépare jamais de son costume trois pièce, chemise, veste et pantalon dans des tons sombres et sobres. Le tout sans cravate. Il déteste les cravates. Il ne porte aucune cicatrice, hormis celle de son opération de l'appendicite, souvenir d'enfance rendu flou par l'anesthésie générale. Quelques rides marquent son visage malgré son jeune âge, stigmate d'une consommation régulière d'alcool fort. Ben se tient toujours très droit, raide comme un piquet. D'une corpulence normale, bien que légèrement bedonnant, il n'est guère impressionnant. Il garde toutefois la tête haute et une démarche assuré, y compris quand tout semble foutre le camp dans sa vie. Il affiche toujours un visage serein et sérieux. Il donne cette impression de calme et de tranquillité, d'être un homme posé et raisonnable.


Histoire

  • 28 février
    Un journal... Je ne sais pas ce qui m'a pris d'acheter ce truc dans cette boutique à deux balles, planquée dans une ruelle malodorante du centre-ville. Mais à quoi je pensais ? C'est vrai que la couverture est sympa. Du cuir tibétain. Des pages en fibre de coton. C'est sympa, bien que l'odeur soit étrange. Est-ce que j'ai vraiment envie de tenir un journal ? Mais pour qui je me prend ? Hemingway ? Ou Zola ? Et qu'est ce que j'aurais à y écrire de toutes façons. Ma vie est une succession de non-événements. J'arrête là.

    14 septembre
    Je viens de retomber sur ce vieux journal. Je ne sais même plus où se situait la boutique où je l'ai acheté. Quatre ans ça fait long. J'ai 29 ans aujourd'hui et je suis bourré. Je suis un thésard bourré. Vive le doctorat en lettres modernes de la Sorbonne. Fallait bien fêter ça. Même si c'est tout seul.Je vais probablement me coucher tôt. Demain c'est la rentrée. Je vais donner mon premier cours dans un lycée. Un lycée public de banlieue parisienne. Foutues affections du ministère pour les jeunes profs. Me voilà francilien définitivement ! Ça ne fait même pas deux semaines que j'ai déménagé tout mon bordel dans cet appartement deux pièces de banlieue que j'ai déjà envie d'y foutre le feu et de rentrer en Provence. Comment font les gens d'ici pour survivre sous cet éternel ciel gris qui donne l'impression qu'il va se mettre à chialer en permanence ? Vie à la con. Décisions ministérielles à la con. Un dernier verre et au lit. Il est pas mauvais ce scotch. Je préfère l'irlandais d'habitude, mais je dois avouer qu'il est vraiment pas mal.

    19 décembre
    C'est les vacances. Enfin. Je vais pouvoir souffler et rentrer chez moi quelques jours. J'ai pas grand monde à y retrouver, mais je serait de nouveau chez moi. C'est déjà ça. Ces dernier mois m'ont rappeler pas mal de souvenirs de mes années lycée. De cet ado trop con que j'étais, toujours plongé dans ses bouquins, à gribouiller et griffonner des cimetières dans mes cahiers de mathématiques. Quand je me regarde aujourd'hui, je me dit que c'était le prélude parfait à l'adulte que je suis devenu. Une vraie réussite, pas vrai madame l'assistante sociale ? C'était quand même prévisible, non ? Un gamin qui finit à l'assistance publique de la DDAS parce que son paternel était trop con pour prendre le volant sobre sur la route de Villefranche, quitte à envoyer la quasi totalité de sa famille au cimetière ; aucun risque que le gamin en question n'ait pas une petite vie d'adulte tranquille et bien rangée, pas vrai ? Je m’apitoie peut être trop sur mon sort. C'est pas comme si j'avais grandi dans un foutu pays en guerre, au moyen-orient où je ne sais quoi. Mais... Merde ! Six mois d'hospitalisation, quinze fractures, un trauma crânien, et dix ans de ballottage social derrière avant la majorité ! Merde ! J'espère que tu vois ton fils, mon salaud, que tu le vois bien ! Parce qu'il s'apprête à se descendre une bonne bouteille d'irlandais et ça va pas être joli à voir à la fin.

    1 janvier
    J'arrive pas à dormir. Les pétards qui explosent dans les coins, c'est moins sympas que quand j'avais 14 ans et que c'est moi qui les faisait exploser. Je suis peut être devenu un vieux con. Ou pas ? J'ai même pas 30 ans bordel ! Laissez moi être jeune encore un peu ! Enfin, c'est vrai que c'est pas comme si la jeunesse avait été une grande réussite pour moi. Grandir ballotté de foyers en familles d'accueil, on fait mieux comme enfance. Les gens étaient plutôt sympas dans l'ensemble. Rien à redire là dessus. Mais pas suffisamment sympas pour me garder et m'appeler fils. Ou alors c'était moi le problème. Ça l'a peut être toujours été. Plus de whisky. Faut que j'en rachète.

    22 janvier
    Les gamins sont fatigants quand même. Je ne sais pas pourquoi je les supporte comme ça. Ils sont teigneux, bruyants, ils écoutent rien et n'en font qu'à leur tête. Mais merde je les adore ces monstres. Je suis carrément fier d’Étienne. Lorsqu'il s'est pointé au tableau pour son exposé sur Edgar Poe, j'étais franchement pas à l'aise. Mais il s'en est tiré comme un chef. Il à même réussi à caser une référence à Walpole ! Et devant un inspecteur académique ! La grande classe mon petit gars ! Mais faut rendre à César ce qui lui appartient, c'est aussi grâce à cette pionne, Émilie. Une gamine de 22 ans, étudiante en fac de psycho. Elle sait comment les prendre les gosses. Les carapaces hormonales de l'adolescence, elle les perce comme si c'était du beurre. Au top la môme. Faut que j'arrête de l'appeler comme ça. Ça fait vieux con.

    3 février
    J'ai vu Émilie ce soir. Mince, ça faisait bien trois ans que j'étais pas sortie avec une nana. C'est le genre d'expérience qui fait bizarre. Je me sentais comme un gamin à son premier rendez vous. Ce soir, c'était moi le lycéen. Et encore, je crois que même au lycée, j'étais pas aussi maladroit. J'étais plutôt bien dans mes pompes à cette époque. Un look dark, du metal dans les oreilles, une bière à la pause. Je me trouvais cool et j'aimais ça. Mais j'aimais aussi les livres. Je les ai toujours aimé, d'aussi loin que je me souvienne. Je crois que c'est grâce à eux que je ne me suis pas foutu en l'air à l'adolescence. Merci Hugo. Et voilà... Je viens de passer une soirée foutrement agréable, et je me la gâche en ressassant tout ce bazar qui hante les corridors pourris de mon encéphale. Faut vraiment que j'arrête de me molester comme ça. Mais qu'est ce qui va pas chez moi ? Un verre ou deux, ça devrait me calmer.

    14 février
    J'ai jamais compris l'intérêt de cette fête à deux balles. Non mais, sérieusement, on a vraiment besoin de célébrer les couples ou l'amour ? Les couples ça finit marié, trois enfants, un chien, une maison en banlieue, un mari violent et un divorce. Ou pire. C'est pas franchement le tableau excitant et exotique dont on rêve quand on est gosse, non ? Et dire que j'ai laissé Émilie me traîner dans ce resto qui puait l'amour pognon, à la déco rose bonbon remplie de petits cœurs bien rouges. Elle a même réussi à me faire prendre un taxi pour rentrer. Je suis monté dans une voiture. Moi. Qu'est ce qu'on ferait pas pour une fille qu'on aime bien, hein ? Aller, un verre et au lit. J'ai tout Balzac à honorer.

    6 mars
    J'arrive pas à dormir. Il est trois heures du matin. Je viens de passer une heure à la fenêtre à regarder passer les quelques conducteurs nocturnes à bord de leur voitures bon marché sur l'avenue. J'ai compté deux VSAV et une bagnole de flic banalisée, gyrophare enclenché et sirène hurlante. Sûrement la BAC. C'est la France ma bonne dame. Avec ces bons et ces mauvais côtés. J'ai essayé d'appeler Émilie. Pas de réponse. Elle doit dormir. J'avais envie d'entendre sa voix. Rien qu'un instant. Est-ce qu'elle rêve de moi ? J'aimerai bien rêver d'elle. Faudrait déjà que je trouve le sommeil pour ça. Est-ce que je l'aime ? C'est possible. J'en sais rien. Je vais ouvrir une deuxième bouteille je pense. Ça m'aidera. Un verre ou deux en compagnie de Thiéfaine. On verra si ça marche.

    15 mars
    Je viens de retomber sur un vieux manuscrit. Un truc que j'avais écrit à l'époque du lycée, quand je rêvais de gloire littéraire. Je me rêvais en nouveau Conan Doyle ou Poe. Lubies fantasques d'adolescent. Mais je dois avouer qu'en relisant ce manuscrit, je réalise que cette envie d'écrire est toujours là. Toujours présente. Elle s'est accrochée, malgré le naufrage,,à cette épave de vie. Je vais peut être me remettre à écrire. Demain. Ou plus tard. Après un verre ou deux.

    17 mars
    Émilie m'a finalement répondu. On se voit ce soir ! J'ai hâte, je ne pense qu'à ça ! Ça tourne et tourne encore et encore dans ma caboche ! Deux semaines sans la voir, ça m'a paru une éternité. Je veux revoir son regard bleuté et perçant.

    3 avril
    J'ai écrit. Je ne sais pas comment décrire ce que c'est. Le début d'un roman ? Une nouvelle ? De simples mots placés aléatoirement sur une page blanche ? Aucune idée, mais je l'ai fait. Je me sens étrange. Étrangement bien. Et dans le même temps, j'ai l'impression d'être un imposteur. Qui suis-je pour oser manipuler les mots de la sorte ? En ai-je même le droit ? J'ai envie d'un verre mais je dois voir Émilie tout à l'heure. Les baisers goût whisky c'est pas son truc. Donc je m’abstiens. Pourtant Dieu sait que ça me ferait du bien. Mais non, si ça la dérange, ça me dérange. C'est ça aimer quelqu'un ? J'ai l'impression que oui. J'aime cette nana. Je l'aime. Je lui dirais ce soir.

    12 mai
    Ça fait un moment que je n'ai pas écrit dans ce journal. Je me suis pris au jeu de l'écriture. Une centaine de pages écrites en un mois. C'est un bon chiffre. Je dois être au niveau de King question cadence et productivité. Reste à questionner la qualité. Émilie n'arrête de demander si elle peut le lire. J'ai du mal à lui dire oui. J'ai peur que ça lui déplaise. Que ça déplaise à tous. D'être la risée du monde littéraire. Mais surtout, j'ai peur de me couvrir de ridicule devant elle. Je dois pourtant lui faire lire. Après tout, c'est surtout pour elle que j'ai écrit cette histoire. Je vais me faire violence et on verra.

    29 mai
    L'écriture avance bien. Ça sera un roman. Je crois. J'en suis toujours pas certain. Émilie l'a lu. Elle a aimé. Elle m'a dit que j'avais du talent. Ça m'a plu qu'elle me dise tout ça. Je suis rasséréné, serein. Je vais poursuivre et on verra ce que ça donne.

    18 juin
    Insomnie à nouveau. Ça commence à devenir une habitude. Il est 2h du matin. La chaleur est étouffante. Foutu climat parisien. La mer me manque. La Provence me manque. Les cigales doivent être de retour maintenant. A crisser toute la journée. Je regarde par la fenêtre et je vois le monde nocturne. Tout le monde ne dort pas. Quelques zonards rentrent en titubants. Bien imbibés sûrement. Une grosse soirée très certainement. Je me demande si ils vont s'écrouler sur le trottoir et dégobiller dans le caniveau. C'est ça qu'on nous vend comme « la vie » ? Sans déconner ? J'ai envoyé un texto à Émilie. Quand j'ai du mal à dormir, j'ai envie de l'entendre, sa voix. Sa voix douce, agréable, belle. Elle m'a pas encore répondu. Peut être qu'elle est sortie. On est vendredi. Ou samedi, vu l'heure. Elle doit « vivre ». Peut être. Pendant que moi je reste derrière cette fenêtre, à observer le monde en buvant un verre. De Gaulle à passé sa journée à discourir. « Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! » La France n'est pas seule ? QUID des français ? Et de celui là, enfermé dans son appart, coincé derrière sa fenêtre à observer cette France pas seule ? Je les envie ces gens, qui ne sont pas seuls. Je les envie parce que j'ose pas. Je reste coincé. Je bouge pas. Vivre, c'est aussi mourir. Comme ces zonards qui s'écroulent avant de retrouver la porte de chez eux. Comme ces gens qui finissent à l'hosto pour un trop plein d'éthanol. Comme ces types qui prennent le volant ivre mort et envoi leur famille à la morgue. Et puis le destin qui s'en mêle et qui trouve ça drôle d'en sauver un. Juste un. Et pas le meilleur. Vivre c'est mourir. Vivre c'est disparaître. Pourquoi on aurait envie de ça ? Fait chier ! Pourquoi est-ce que j'ai envie de ça ? Faut que j'ouvre une nouvelle bouteille.

    20 juin
    Le lycée à été évacué ce matin. Trois crétins ont trouvé malin d'allumer un spliff dans le parking sous-terrain. On peut aisément berner un pion, un prof ou un administratif. Mais les détecteurs de fumée, on la leur fait pas. Fin des cours à 11h. Une journée de libre. J'espère qu'ils me paieront. J'ai aperçu Émilie dans les couloirs, au loin. Je l'ai appelée mais elle ne m'a pas entendu. Je lui passerai un coup de téléphone dans l'après midi. Pour l'instant, j'ai Kant qui m'attend.

    25 juin
    C'est bientôt la fin de l'année. Les épreuves du bac vont pas tarder. Tout le monde révise, studieux. J'ai confiance en mes élèves, je pense que tous l'auront. C'est drôle. Ils voient ça comme un aboutissement, une ultime épreuve avant le début de la vraie vie. Si ils savaient que, derrière, il n'y a rien qu'un néant malodorant, je doute qu'ils se montrent aussi avides d'y être. Mais je leur dis pas. Je leur dis rien d'autre que ce qu'ils ont envie d'entendre. Ça fait de moi un salaud ? J'en sais rien. J'ai essayé d'en parler avec Émilie, mais elle me répond pas. Ça fait des jours que j'ai pas de nouvelles. Je l'ai croisée en coup de vent dans les couloirs du lycée. Elle me sourit, me dit qu'elle est occupée, qu'elle a pas le temps, qu'elle m'appellera sûrement ce soir. Y'a un truc qui me broie les tripes, mais j'arrive pas à savoir quoi.

    2 juillet
    Émilie ne répond ni à mes appels, ni à mes textos. Je sais pas ce qui se passe. Je ne suis pas bien. Je passe mes journée à m'imaginer des trucs tordus. J'ai dit un truc qui l'a mise en pétard. Elle me fait la gueule. Elle va rompre. Bien sur qu'elle va rompre. Merde, la seule chose bien que j'étais parvenu à caser dans ma vie, j'ai finalement réussi à la bousiller. La seule personne que je ne voulais pas décevoir... Fallait bien que ça arrive. Je vais essayer de rappeler j'ai besoin de l'entendre. Elle me manque. Sa voix me manque. Son regard me manque. L'odeur de son shampoing bon marché me manque. Je suis accro finalement. Faut se rendre à l'évidence. Je prie pas beaucoup. Jamais pour ainsi dire. Les rîtes religieux ça n'a jamais vraiment été mon truc. Mais là, si il y a quelqu'un quelque part qui me regarde, qui m'écoute, par pitié, ne me la retirez pas. Je crois que j'en crèverai.

    7 juillet
    Elle est partie. Fini. Elle s'est trouvée un autre mec. Un mec mieux que moi. Un mec qui vit. Un mec vivant et pas ce cadavre ambulant que je suis devenu. Je suis seul à nouveau. Et j'écris toutes ces conneries dans ce journal à la con. Je vais ranger ce truc dans un coin et ne plus jamais le ressortir. Mieux, je le brûlerai. Et je brûlerai ce manuscrit de merde aussi. Fait chier ! Plus aucune trace de toutes les niaiseries que j'ai pu écrire là dedans. Plus rien. Je m'en débarrasse. Je vais me saouler jusqu'à plus soif.    

    ...

    3 mai
    J'avais complètement oublié ce journal. Ça fait pas loin de deux ans que j'ai jeté ce truc au fond de mes placards. Et voilà que je reprend la plume. Je dois avoir un sacré complexe de supériorité à me prendre pour Paul Valéry avec ce machin. Un vieil ami de fac m'a dégotté un poste d'enseignant dans une école au Japon. Je pensais pas que cette UE optionnelle de langue japonaise me servirait un jour. Un truc bien payé dans un pays lointain. Je devrais y enseigner la littérature étrangère et le français. Parfois je me demande encore ce qui m'a motivé à accepter cette proposition. Le salaire n'est clairement pas étranger à la question. Faut dire que c'est motivant. Mais je crois que j'ai besoin de bouger. De laisser ma vieille vie derrière moi, de prendre un nouveau départ ailleurs, dans un autre cadre. Oublier un peu tout ça. Oublie cette vie de merde que m'a gentiment offert mon paternel. Et que je perpétue avec un zèle sans faille. Je ne me fais pas trop d'illusion. Mes démons, ils partent avec moi. Mais je pourrais toujours compter son mon vieil ami W. pour me remonter le moral quand j'aurais les idées noires. Souvent donc. J'espère qu'on en trouve facilement au Japon. Mais voilà, je me trouvais à ranger mes affaires et à faire mes bagages quand je suis retombé sur ce vieux carnet. Et j'ai repris la plume à l'aube de mon départ. Mon avion décolle dans trois jours. Une aventure. Ça m'effraie. Et en même temps, je ne me suis jamais senti aussi vivant. Qu'est ce que disait Valéry déjà ? « Le vent se lève... Il faut tenter de vivre ! »


Je travaille sur les modifications, mais ça risque de me prendre un peu de temps (obligations professionnelles), donc soyez patients s'il vous plait Smile

Joueur

  • Prénom/Pseudo : Ben :p
  • Âge IRL (obligatoire) : plus de 15 ans malheureusement
  • Comment vous nous avez trouvé : Un top site
  • Souhaitez-vous être guidé et aidé par un(e) parrain/marraine sur le forum et pour la présentation de votre personnage : Oui - Natalia A. Belluci
  • Membre occasionnel (au moins une réponse Role Play tous les 3 mois, 1 fois par mois sur le forum, 1 fois sur 30 jours sur la Chat-Box en fonction des présents) ou bien membre permanent (une réponse Role Play au maximum toutes les 3 semaines, 1 fois par semaine sur le forum, 1 fois sur 10 jours sur la Chat-Box en fonction des présents) : Occasionnel
  • Qu’attendez-vous du forum ? Avez-vous des demandes particulières ? Des questions ? Un vœu à exaucer ? De me détendre, ce sera déjà bien Wink

  • Lecture et approbation du règlement : Lu & approuvé

  • Un petit mot de fin ? Un ancien ou un second compte d'un membre ? Ça fait longtemps que je n'ai pas fait de RP par forum, soyez indulgents.  


Dernière édition par Ben Levasseur le Ven 20 Juil - 16:48, édité 4 fois
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Natalia A. Bellucci
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MessageSujet: Re: Ben Levasseur [Etape "Modifications"]   Dim 8 Juil - 19:15

Coucou Ben et encore bienvenue sur Matsue :hoy:

Merci pour le poste de ta fiche. Si elle est bien terminée, peux-tu ajouter "terminée" dans le titre et au passage, fermer la balise "list" dans la section caractère s'il te plaît ?

Etant la plus disponible en ce moment, tu tombes sur moi pour le parrainage. x'D Il comporte un premier RP si tu souhaites donc regarde lequel de mes personnages t'inspire le plus et tu y ajoutes le pseudo en question (récapépette est dans les Albums).

Le Directeur passera en milieu de semaine, au plus tôt, pour débuter ta validation. En attendant, tu peux fouiner sur le forum, regarder les perso's validés pour des futurs liens et débuter tes fiches secondaires ^.^

Bisouuus,
Nat'

A l'attention au Directeur : J'ai validé les paragraphes d'introspection au langage familier puisqu'il n'y a pas de grosses vulgarités et qu'ils sont espacés de paragraphes narratifs.

____________________

Je veux te rendre fière de moi...
Même si tu n'es plus là...


Narration / Parole / *Pensées*
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Ben Levasseur

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MessageSujet: Re: Ben Levasseur [Etape "Modifications"]   Dim 8 Juil - 20:25

Merci encore pour l'accueil et les réponses à mes questions !

J'ai ajouté la mention "terminé" et fermé la balise restante, mais ça semble avoir flingué la mise en page Surprised J'ai plus l'habitude du bbcode sur les forums. Je corrigerai ça dans la semaine.

Je vais jeter un oeil à tes personnages et j'ajouterais le pseudo. Smile
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Le Directeur
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MessageSujet: Re: Ben Levasseur [Etape "Modifications"]   Mer 11 Juil - 11:18

Bonsoir Levasseur-Senseï,

Nous vous souhaitons la bienvenue sur le forum et nous vous remercions pour votre présentation. Nous l'avons lue attentivement et avant de vous accueillir officiellement parmi nous, nous aimerions quelques réponses à nos interrogations.

Il s'agit de vous aider à approfondir et connaître un peu plus votre personnage pour mieux le développer en Role Play ; il n'y a aucune forme de jugement dans notre démarche.

Carte d'Identité
  • Vous évoquez que votre personnage enseigne la littérature étrangère et le français. Souhaitez-vous donc qu'il soit professeur optionnel de langue française en plus d'être titulaire en littérature étrangère ? Si cela est véritablement le cas, vous comprendrez qu'il aura plus d'heures de travail que le reste de ses collègues. Cela vous convient-il ?


Caractère et Physique
  • Pourriez-vous développer en quelques lignes, la méfiance qu'il a envers les autres ? Dans un même temps, comment est votre personnage sous le coup d'une émotion forte comme le chagrin ou la joie et comment réagit-il ? Qu'entendez-vous exactement par "auto-destructeur" et comment ce trait affecte-t-il votre personnage au quotidien en dehors de sa dépendance d'alcool ?
  • Nous comprenons que votre personnage nie son alcoolisme. Néanmoins, il est bien réel et dure depuis plusieurs années. Comment la boisson ou son manque contribue au comportement de votre personnage et son caractère ? Egalement et en sachant qu'il en veut à son père d'avoir conduit en état d'ébriété, comment parvient-il à boire et nier cette dépendance ?

  • Même s'il était enfant au moment du drame, votre personnage a subi un traumatisme et malheureusement une grande souffrance physique. Une quinzaine de fractures même dans l'enfance, favorise des séquelles physiques dont des cicatrices. Auriez-vous l'obligeance de nous les décrire en quelques lignes ?
  • S'il porte des lunettes, votre personnage a un problème de vue. Lequel ?
  • Sa dépendance à l'alcool depuis des années joue-t-elle sur sa santé ? Se manifeste-t-elle dans son apparence ?


Histoire
  • Pour cette section, si vous ne pouvez agrémenter les informations au sein du journal même, vous pouvez les émettre au sein d'un paragraphe narratif précédant ou suivant le récit du vécu de votre personnage.
  • Quelles relations votre personnage a-t-il avec ses parents, sa sœur avant le drame ? Quel âge avait-il lors de l'accident ? Comment a-t-il vécu l'ensemble de ce drame et comment son caractère a-t-il évolué avec : l'accident, son hospitalisation, ses premières familles d'accueils ? Qu'en est-il de sa scolarité ?
  • Autant de fractures chez un enfant, certaines ont pu être réduites par opération, d'autres ont dû nécessité un repos complet et ensuite plusieurs mois voire des années de rééducation avec des séquelles ou du moins, des cicatrices. De notre point de vue, votre personnage a passé bien plus de temps à l'hôpital que six mois. Egalement, un suivi psychologique concernant l'accident et la perte de sa famille a dû être mis en place obligatoirement puis, continué lors de son entrée en famille d'accueil. Pourriez-vous l'ajouter, s'il vous plaît ?
  • Quelles relations a-t-il avec l'assistante sociale et les autres adultes pouvant lui servir de repères comme les parents d'accueils ? Quel rapport a-t-il avec les autres élèves dans l'école ou les écoles qu'il a fréquenté ? A-t-il réussi à se lier un peu plus avec certains ? Qu'en est-il du sexe opposé ? Comment se passe sa scolarité ? Vous exprimez également que votre personnage a un style vestimentaire propre et qu'il se percevait mieux qu'aujourd'hui. Pourquoi ce style et ce changement d'opinion sur lui-même ?
  • A-t-il été suivi par une assistante sociale encore un temps après sa majorité et est-il resté longtemps après dans une famille d'accueil ? Quelles relations a-t-il eu avec ses camarades à l'Université puis, avec ses collègues lors de ses premiers pas en tant que professeur en dehors d'Emilie ? Pourquoi a-t-il choisi de devenir enseignant ? Nous ressentons comme une amertume, une certaine colère lors de l'obtention de son diplôme, d'ailleurs. Pour quelles raisons ?
  • Quand est-ce que votre personnage est tombé dans l'alcool ? Comment parvient-il à continuer sans que personne ne soupçonne rien ou qu'aucun médecin à la suite d'un bilan de santé ne veuille lui venir en aide ? A-t-il envie de se départir de cette dépendance, avec ce nouveau départ au Japon ?
    Nous saisissons son addiction par l'envie d'oublier un fort sentiment de solitude cependant, elle ne doit transparaître au travail car elle remettrait en cause son emploi ; une carte à jouer en Role Play.


Nous vous remercions par avance des modifications et ajouts grâce à nos questions et nos pistes données. Si vous souhaitez éclaircir certains points, vous pouvez nous contacter par Message Privé ou bien questionner Bellucci-Sama. Nous lui transmettons une copie de notre réflexion dans le cas d'une absence de notre part.

Bien à vous,
Le Directeur.
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Ben Levasseur

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MessageSujet: Re: Ben Levasseur [Etape "Modifications"]   Mer 11 Juil - 14:38

Bonjour Monsieur le Directeur

Merci pour la réponse et les indications. C'est noté, j'apporterais quelques modifications ce week end.

Bonne journée !
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MessageSujet: Re: Ben Levasseur [Etape "Modifications"]   

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Ben Levasseur [Etape "Modifications"]
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