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 Quelques prises de notes

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Natalia A. Bellucci
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MessageSujet: Quelques prises de notes    Mer 21 Déc - 16:35

Le Japon m'a manquée et dans un même temps, je suis mal à l'aise car je l'ai fui, il y a sept, huit ans.
Enfin, je sens que je ne vais pas m'ennuyer, dès la première semaine, j'ai une dizaine de rendez-vous !
Allons voir mes nouveaux protégés ! happy


Mes racines - Mes Origines

Antonio Bellucci
"J'ai eu un père à l'écoute, un père protecteur comme un père inquiet. J'ai entrevu aussi l'amoureux qu'il a dû être plus jeune avec ma mère avant de s'assagir quelque peu et devenir l'époux attentionné au quotidien.
Du plus loin que ma mémoire remonte, j'ai toujours été choyée, écoutée et taquinée même s'il arrivait de temps à autre que mon père se doit d'être plus sec pour me recadrer.
Il a disparu à la suite d'un accident de voiture pendant mon adolescence et j'ai toujours eu un reste de culpabilité à ce sujet. Ce matin-là, même s'il était en retard, mon père a remarqué que je n'allais guère fort ces derniers temps et il a fait un détour exprès pour me déposer à l'école. Les mots que nous avons échangés lors de ce court trajet en voiture sont restés graver dans mon coeur. Son regard doux et prévenant, aussi. A ma grande tristesse, les modulations de sa voix se sont estompées au fur et à mesure que j'ai vieilli. A contrario, la douleur de sa perte est encore bien présente. Le temps ne l'a pas effacée, depuis sa perte et avec le quotidien, j'ai appris malheureusement à vivre avec. Je tente de sourire et me focaliser sur les meilleurs souvenirs que j'ai avec lui, quand la nostalgie me gagne."


Shona Bellucci
"Ma mamma. Ce petit bout de femme, au caractère bien trempé, est une pure écossaise mais n'a plus de famille en dehors des membres de feu mon père et moi.
Nous nous ressemblons beaucoup, semble-t-il, tant physiquement que psychologiquement que notre belle entente d'aujourd'hui est parsemée de disputes hautes en couleur sans toutefois affectée nos relations. A mon adolescence, nos dialogues se résumaient plus à de longs silences rancuniers, de forts claquages de portes et d’onomatopées accompagnées de soupirs agressifs.
La mort de mon père l'a beaucoup affectée, telle qu'elle a vendu presque tous les objets lui appartenant, a préféré se séparer de la maison et même quitter l'Italie pour s'exiler au Japon. Elle m'a emmené avec elle, me coupant de mes repères et de ma famille paternelle en même temps, sans se préoccuper de mes sentiments ni de mes souhaits. A l'époque, ma mère était tellement chagrinée qu'elle n'avait absolument pas pensé que je ne ressentais pas la même chose et que je vivais le deuil de mon père, différemment.
Je lui en ai beaucoup voulue de ne pas être parvenue à saisir ce dont j'avais besoin, de ne pas m'avoir au moins demandé si je souhaitais garder quelque chose des objets de mon père ou de vivre près de mes grands-parents pendant un temps avant de la rejoindre au Japon. J'ai essayé de lui expliquer qu'être proche de mes grands-parents et de raconter des souvenirs communs apaisaient ma douleur sans aucun succès...
Aujourd'hui, avec un regard plus adulte, je comprends un peu plus sa décision et ce qu'elle a traversé. Mais, j'ai encore du mal avec le fait qu'elle ait pu passer à côté de ma propre tristesse."


Grands-Parents Paternels
"Les parents de mon père. Je suis proche d'eux mais notre lien s'est renforcé après la mort de leur fils et mon rapide départ au Japon. L'éloignement géographique pendant plusieurs années n'a rien changé. J'ai même eu le sentiment en leur écrivant que ce soit des lettres ou des emails, de pouvoir me confier plus facilement. Il y avait quelque chose d'intime, de particulier dans nos échanges épistolaires tellement qu'ils ont été les premiers à savoir mon désir de continuer mes études en psychologie, dans mon pays natal.
D'ailleurs, en revenant du Japon, j'ai vécu avec eux une grande partie de mes études universitaires. Les discussions eues par écrit se transformèrent en conversation nocturne orale. Chacun d'eux a une personnalité propre et chacun d'eux, à leur manière, m'ont fait plusieurs fois saisir que je leur rappelais mon père par des gestes, des attitudes.
Grand-ma, avec sa forte tendance à critiquer, a été très virulente sur les critiques négatives que ma thèse a reçues et a exprimé fortement ses regrets de me voir repartir au Japon. Nonno, époux silencieux et pacifique, a même émis quelques grossièretés tout en me souhaitant une belle vie. Je leur ai déjà écrit plusieurs emails et lettres, comme j'ai déjà prévenu ma mère que pour les vacances, je partais les retrouver !"


Reste de la famille
"Autour de mes grands-parents, les membres de ma famille paternelle sont tout de même nombreux. Entre les frères et sœurs de mon père, leur époux et épouses respectifs, leurs enfants et les ami(e)s devenus parrains, marraines de ces derniers, il y a peu de possibilités de calme et de solitude.
Je les aime beaucoup surtout que chacun, d'une manière ou d'une autre, me rappellent mon père et de bons souvenirs ensemble. Toutefois, ils ont toujours eu la mauvaise habitude de s'inviter à la maison à l'improviste, que ce soit chez mes grands-parents ou à mon propre studio universitaire.
A mon retour de Matsue pour mes études en psychologie, j'ai eu du mal quelques fois, à leur venue intempestive sans aucune prévention autant que leur brouhaha auditif. Qu'ils soient seulement deux ou toute la famille réunie, ils ont bien du mal à parler à une hauteur raisonnable. J'ai appris à m'équiper d'antidouleurs pour les migraines, en fin de journée familiale.
Mais, les plus agaçants sont tout de même mes cousins et mes cousines. Ils ont tendance à fouiner dans les affaires et à s’immiscer dans les conversations ne les regardant absolument pas. Ma plus jeune cousine, Constantia, est la pire commère qui soit et j'ai même constaté de temps à autre qu'elle me chipait des vêtements parfois. J'en étais arrivée à fermer mes armoires et mes tiroirs à clés, quand je savais qu'elle allait être présente pour ne pas avoir à réclamer mes propres effets..."


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MessageSujet: Re: Quelques prises de notes    Dim 29 Nov - 22:12

De l'adolescence à la vie d'adulte :



















Christophe Kurokawa
Avril.
"Christophe Kurokawa.
Je ne l'ai jamais croisé en tant qu'homme jusqu'à récemment mais je l'ai connu adolescent. Il a été pour moi un repère à mon arrivée au Japon. Un ami ensuite. Un confident compréhensif. Enfin, mon premier amour... Toujours optimiste, taquin et souriant, il a toujours été un meneur sans en avoir l'air vraiment et bien des fois, il a réussi à me faire sortir de ma morosité avec ses pitreries et ses idées originales.
Néanmoins, il a toujours eu une approche bien à lui quand j'ai eu mes périodes de déprimes soit parce que mes grands-parents me manquaient, soit des souvenirs de mon père revenaient... Il a toujours eu un sourire pour me réconforter, un regard apaisant et une patience au moment où je ne trouvais pas mes mots pour expliquer mes sentiments dès que nous étions seuls, tous les deux.
J'ai été ravie de le rencontrer en allant chercher les clés de mon nouvel appartement mais, après mon départ, le contact s'est espacé puis a cessé progressivement. Le revoir après autant d'années est aussi déroutant.
Ses traits sont plus marqués, sa carrure est bien plus développée et même derrière une façade policée d'enseignant, je pense qu'il garde tout de même un brin du joyeux optimiste qu'il a été. Les années l'ont changé malgré tout car il m'a semblé bien plus réservé, plus sérieux et un peu plus franc encore. La pauvre secrétaire en a fait les frais, d'ailleurs.
Il a été un vrai gentleman à m'aider avec mes bagages. J'ai été surprise d'apprendre d'une part, que la bande d'amis ayant accueilli l'adolescente mal dans sa peau et déprimée que j'étais, avait disparu et d'autre part, que Chris est devenu professeur d'histoire-géo. Pourtant, j'ai été bien heureuse de le retrouver et j'ai déjà hâte de le côtoyer, de découvrir comment est l'homme par rapport aux souvenirs du jeune que j'ai encore en tête.
En tout cas, il a évité une intoxication au café salé !

Aujourd'hui, j'ai pu passer un bon moment à la salle des professeurs avec Chris et une de ses collègues. La discussion a été particulièrement agréable surtout que j'ai osé quelques petites choses... Dire que je suis allée jusqu'à lui claquer les fesses devant l'enseignante de langue anglaise ! J'ai tellement été embarrassée ensuite que j'ai même utilisé le journal de l'école pour changer quelque peu le sujet. Mais, même à ce moment-là, j'ai dévoilé ce que je pense du physique de Chris. Toutefois, par quelques-unes de ses réparties amicales et un charmant Tu ne changeras jamais, j'ai bien saisi qu'il ne me ferait pas autrement que comme la jeune fille à couettes ayant besoin de réconforts...
J'ai aussi pu les prévenir au sujet d'Andréani-San et ses soucis de santé. Chris a eu une certaine réserve à ce sujet et même si j'ai réussi à lui faire comprendre la gravité du vécu de la demoiselle, je n'ai pas réussi à canaliser mes émotions. J'ai été blessée par son manque de confiance envers moi mais avec l'adulte qu'il est : sérieux et stricte dans une certaine mesure avec sa nouvelle réserve, j'ai essayé de saisir qu'il est plus dans l'expectative concernant mon professionnalisme...
Enfin, j'ai eu la meilleure surprise possible au moment de son départ pour son premier cours de l'après-midi. J'ai réagi avec calme tout en montrant mon plaisir mais, dès que je n'ai plus entendu ses pas dans le couloir, j'ai laissé éclater ma joie. Je dîne avec lui !!!"

Mai.
"Après un emploi du temps chargé et la Golden Week, Christophe et moi-même avons enfin réussi à caser notre dîner au restaurant pour discuter et se remémorer nos souvenirs communs en dehors de notre lieu quotidien.
Je suis bien lucide. Depuis que nous nous sommes revus, mes sentiments sont confus. Un mélange de nostalgie amoureuse de l'ancienne adolescente et d'attirance physique de la femme d'aujourd'hui est difficile à gérer pour le moment. J'ai peur de ce que ça peut engendrer et l'espoir naissant dans mon coeur depuis quelques semaines me fait craindre le pire... Néanmoins, j'ai l'envie de profiter de ce dîner et de sa compagnie.

J'ai eu l'impression de faire une ou deux bévues, je n'ai pas été à l'aise tout au tout début mais après une introspection rapide en me rafraîchissant aux toilettes, j'ai saisi que je devais être honnête envers moi-même.
Le dîner n'a pas tout à fait eu lieu. Le désir que je ressens envers Chris est réciproque et avant même d'avoir terminé l'apéritif, nous avons été francs l'un envers l'autre. Je ne me souviens guère du trajet du restaurant au pensionnat et ce que je pressentais depuis le départ, même à mes quinze ans, s'est révélé correcte. Sous son apparence de gentleman discret, il est un véritable volcan !
La seule problématique est que à la suite de nos ébats, il a été très clair. Heureusement pour moi, je cuisinais et j'ai pu facilement éviter de le regarder plus d'une minute pour ne pas être grillée et griller notre repas. Je n'ai pas pu m'empêcher d'être quelque peu déçue de sa réaction même si je peux comprendre qu'il préfère aucune relation sérieuse...
Il va falloir que je fasse attention et me protège pour éviter de me retrouver dans un amour à sens unique, comme dans le passé."


Kojiro Tanaka

Avril.
"J'ai eu un choc en apprenant que Kojiro Tanaka, un ancien membre de la bande et à l'époque, comme un frère pour Christophe, est professeur d'éducation sportive au Pensionnat et que les deux hommes ne se sont jamais quittés. Au contraire, même.
Je me souviens qu'adolescent, 'Jiro était toujours partant pour toutes les idées de ses ami(e)s, même les plus farfelues. Il riait de tout, y compris les sujets les plus graves et sérieux jusqu'à même me prendre par surprise. Quelquefois, il a réussi à me sortir de cet état morose et de mes pensées. Un peu plus discret tout de même que Chris, il était dans le réconfort gestuel et avait toujours une main apaisante ou une accolade consolante.
Je n'ai pas pu le voir en tête-à-tête vraiment depuis le début de l'année et j'ai même eu le sentiment que même s'il est heureux de me revoir, Kojiro préfère m'éviter. Il a changé aussi, physiquement comme psychologiquement. Son lien avec Chris semble être encore plus renforcé qu'auparavant jusqu'à ce qu'il sauvegarde tout ce qu'il touche à son ami comme confidentiel... Loyal, fidèle et compréhensif, j'espère sincèrement pouvoir retrouver son amitié ou au moins, une certaine entente cordiale avec lui."
Un frère de coeur :








Haruka Murakami

Avril.
"Shona, ma mère, m'a parlé de ses voisins dans ses lettres, ses emails et même le peu de fois que nous nous sommes eues au téléphone. J'ai eu une liste des nombreuses qualités de traits de caractère d'un jeune homme, un bel éloge de sa serviabilité à la hauteur de son amabilité comme de sa bonne humeur : Haruka Murakami.
Pendant les deux semaines où j'ai logé chez elle, j'ai eu la chance d'apprendre à le connaître et bien que nos premières conversations aient été quelque peu ambiguës grâce aux interventions plus qu'intrusives de ma mère jusqu'à même me faire inviter chez lui ou l'obliger à accepter de dîner avec nous, nous avons commencé à nous lier amicalement, sans aucune ambiguïté.
J'ai appris aux détours de divers papotages sympathiques qu'il est pâtissier en ville, dans une petite boulangerie-pâtisserie proche de l'immeuble et en apporte régulièrement, dès qu'il y a des restes, à Shona. Il m'a semblé de la même génération, à deux ou trois années près, que moi et porté sur l'humour, la spontanéité. Ma tendance au désordre s'allie à sa tendance à l'étourderie.
Au fur et à mesure des jours, il me semble être un partenaire de soirée agréable même si, mon instinct me dit qu'Haruka peut réserver bien des surprises."

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MessageSujet: Re: Quelques prises de notes    Dim 29 Nov - 22:12

Une nouvelle famille : Mes ami(e)s !

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MessageSujet: Re: Quelques prises de notes    Dim 4 Fév - 1:53

La ville de Matsue et son pensionnat.










Emmanuel Souvigny

Avril.
"J'ai rencontré Emmanuel Souvigny lors de la session psychologique faite pour aider les enseignants et les membres du personnel à reconnaître les élèves fragiles psychologiquement des touristes et des paresseux, pour être polie.
Je l'ai trouvé sympathique et eu l'impression qu'il est une personne simple, ne veut se compliquer la vie. Je n'ai eu le temps malheureusement de discuter avec lui. J'ai eu l'occasion de l'apercevoir de loin entre deux entretiens par la suite à la salle des professeurs sans avoir néanmoins, le plaisir d'amorcer une conversation... Partie remise !

En raccompagnant un de mes jeunes protégés de prépa, Macao, en salle d'études, j'ai eu le plaisir de découvrir qu'Emmanuel y fait des surveillances de par son statut de professeur optionnel. Il enseigne la musique et mes premières impressions sur sa personne ont été confirmées. De nouvelles informations sont à noter, néanmoins. Entre son accent et la blondeur de ses cheveux, j'ai su qu'il est européen mais il m'a précisé que ses origines sont en France. Par sa décontraction et les quelques minutes de conversation chaleureuses eues, j'ai aussi enregistré qu'il est plutôt jeune d'esprit, jovial et sociable. Mais, j'avais pris conscience tout de même qu'il était un peu plus âgé que moi.
Bon point pour lui, cependant ! Emmanuel m'a indiqué un café intéressant avec de bonnes pâtisseries près du port.

Dans le bus, lieu de foule au possible, j'ai été surprise de tomber sur Emmanuel. Le professeur de musique rentrait chez lui après les cours dispensés à l'Université.
Pendant le trajet, il s'est confié à moi au sujet des les règles strictes du Japon concernant les noms de famille et bien qu'il y loge depuis plusieurs années, il se trompe de temps à autre. La conversation a tourné ensuite sur ses craintes sur le contenu de ses cours et son rôle d'enseignant. J'ai constaté malheureusement, via une anecdote d'Emmanuel, que le travail d'équipe avec les infirmières et les psychologues n'est encore pas acquis tout à fait puis, en faisant référence à Chris, lui ai donné quelques conseils.
Pour le remercier de son aide concernant mes effets, je l'ai invité à déjeuner.
Nous avons eu ensemble la surprise de recevoir un technicien pour vérifier l'installation de ma cuisinière... Et, par la même occasion, d'assister à sa triste fin !
Le pauvre Emmanuel a eu un aperçu aussi de mes réactions sous une petite irritation. Il a plutôt bien réagi et le déjeuner a pu se passer sans incident ensuite. Au contraire, la discussion s'est faite entre questionnements et anecdotes pour apprendre à mieux se connaître jusqu'au départ de mon collègue.
J'ai plutôt hâte à nos prochaines rencontres pour le découvrir d'avantage et peut-être, au fil du temps, en faire un véritable ami."

Eillya Sakamoto
Avril.
"J'ai entendu parler depuis mon arrivée au Pensionnat de mes collègues infirmières et ai vu plusieurs fois dans les dossiers médicaux, la signature d'une en particulier.
Notre première vraie rencontre a été rocambolesque et j'en porte l'entière responsabilité. Au détour d'un couloir en fin de mois, en me rendant à la salle des professeurs avant mes premiers entretiens de la journée, j'ai assisté à la chute d'un élève. J'ai perdu mon sang-froid et dans mon affolement, j'ai apostrophé l'un de ses camarades pour lui ordonner d'aller chercher l'infirmière urgemment ! Croyant bien faire sur le moment, j'ai obligé le blessé à rester allonger à même le sol jusqu'à l'arrivée d'Eillya Sakamoto.
Elle a dû me prendre pour une folle avec mon inquiétude disproportionnée pour une simple douleur dorsale absolument normale et bénin pour toute personne perdant l'équilibre, partant vers l'arrière et se cognant le bas du dos sur une marche...
Elle m'a tout de même proposé de l'accompagner pour prendre un café. Malgré un premier abord original et qu'elle m'a semblé plutôt sur la réserve, croisant peu mon regard pour discuter, Eillya m'a paru compréhensive et plutôt tolérante.
A la salle des professeurs, un des secrétaires est passé et j'ai appris grâce à lui que l'administratif n'est pas tout à fait un ami pour l'infirmière. Une petite chose que je trouve amusante, sachant que son poste autant que le mien si ce n'est plus, est constitué de dossiers, de rapports, de documentations et autres papiers importants.
Je suis curieuse d'en apprendre plus sur elle"





Magdalena Romanovska

Avril.
" "

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Dernière édition par Natalia A. Bellucci le Jeu 10 Mai - 20:42, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Quelques prises de notes    Dim 4 Fév - 1:56

Mes Petit(e)s Protégé(e)s :










Percy Black

Avril.
"Entre les rapports des psychologues et la réalité, il y a un monde... Je le constate encore, malheureusement. Percy est un jeune garçon tourmenté par son passé qu'il a enfermé au fond de lui-même pour survivre. Aujourd'hui, il est comme prisonnier de la tour d'ivoire qu'il s'est construit. La première séance avec lui m'a convaincu qu'il vit continuellement dans la douleur et est rongé par ce que son père lui a fait subir. Il culpabilise et se voit comme le seul fautif, jusqu'à se considérer comme malade et bête dans le sens le plus péjoratif possible."

Mai.
À la suite de quelques incidents regrettables, il a été envoyé plusieurs fois à l'infirmerie et dans les bureaux des surveillants sans jamais aborder le sujet avec moi. Mais, il y a eu le point de non-retour que je redoutais tant que j'ai appris par Eillya -l'infirmière scolaire, en début de mois. L'adolescent est allé jusqu'à se mutiler en se plantant une fourchette dans le bras !
J'ai immédiatement pris disposition pour prendre rendez-vous avec sa mère et même si elle a enfin accepté qu'il soit suivi par le psychiatre de l'hôpital, elle n'a toujours pas saisi la gravité de la dépression dont souffre son fils puisque je viens d'apprendre qu''elle a tout arrêté, dernièrement... J'ai demandé à Percy de venir me voir, demain pour qu'il puisse mettre des mots sur son geste et continuer un suivi minimum.
J'espère pouvoir sincèrement l'aider !

Avec l'appui du Directeur, j'ai réussi à avoir un entretien avec la mère du jeune homme pour lui exposer les faits. Même si Eillya ne l'apprécie guère, elle a accepté d'y participer. Je n'accable pas cette femme car elle a également un lourd passif toutefois, la distance géographique et surtout émotionnelle qu'elle a prise avec son propre enfant, a complété l'état de Percy, cette impression d'être néfaste, mauvais, coupable..."

Juin.
"Constat amère en cette dernière séance avec Percy. J'espère sincèrement que son transfert dans un établissement plus spécialisé, proche de chez sa mère va parvenir à lui faire comprendre quelques petites choses essentielles.
Ce garçon pense sincèrement qu'il a été collé à la suite de ses mutilations pour avoir dérangé le surveillant et même en utilisant que les faits, je n'ai guère pu le convaincre du contraire.
Tout son quotidien rime à ce qu'il va subir, ce que les autres vont lui infliger. D'une certaine manière, il continue la maltraitance morale -si ce n'est physique- que son père lui a fait jusqu'à se définir par l'acte ignoble dont il a été l'objet et ce sentiment d'humiliation ressenti.
J'ai transmis à mes collègues de son nouvel établissement qu'à mon sens, la méthode la plus efficace pour Percy serait l'art thérapie. Appréciateur du dessin, je pense qu'il apercevrait moins de jugement envers sa personne par ce biais, pourrait mieux communiquer ses souffrances et ainsi, enfin avancer doucement...
J'espère sincèrement que cet adolescent parviendra à s'ouvrir, retrouver un peu confiance en lui, en les autres et devenir l'adulte qu'il mérite d'être."


Ikue Kobayashi
Avril.
"Jeune fille joyeuse, j'ai entendu parler d'Ikue avant même de la recevoir dans mon bureau. Son dynamisme fait tourner en bourrique quelques-uns de ses professeurs jusqu'à même avoir eu plusieurs demandes de leur part.
Je l'ai convoqué pour une première entrevue et évalué par moi-même ce que cette adolescente est capable.

Second et je présume, dernier rendez-vous avec Ikue. J'ai abordé le sujet concernant son énergie. J'ai tenté de lui faire comprendre qu'il fallait qu'elle apprenne à la canaliser, par respect pour les autres car certaines personnes s'épanouissaient dans le calme et le silence. Elle a tout de suite réagi, de manière négative et n'a pas souhaité poursuivre la conversation. À la suite de son départ fort sonore, j'ai téléphoné à ses parents pour expliquer la situation et avec surprise, j'ai appris que son père avait plusieurs fois tenté de dialoguer avec elle sur ce point sans succès de vraie compréhension de sa part.
Je souhaite de tout cœur qu'Ikue parvienne à saisir ce qu'elle peut gagner en faisant un peu plus attention aux autres et leur besoin avant qu'elle ne soit mise à l'écart par quelques camarades."



















Naoko Aikawa

Avril.
"Depuis la rentrée scolaire, un élève de première année, Naoko, ne se présente pas à ses entretiens obligatoires. Après renseignements auprès de son ancien et seul psychologue avec lequel il n'a pas eu une vraie écoute et un vrai échange, je ne peux lui en vouloir.
Son suivi a débuté sur l'insistance de sa mère et non pas parce qu'elle souhaite le comprendre. Non. Madame Aikawa veut seulement que son fils soit conforme à ce qu'elle considère être la norme et elle fait le nécessaire pour que cela le cas. Elle impose des règles strictes et a choisi elle-même le psychologue sans même prendre en considération si Naoko est à l'aise avec lui et ses méthodes.

J'ai eu quelques contacts téléphonique ces deux dernières semaines, avec elle, pour en apprendre plus sur Naoko, son caractère et l'environnement dans lequel il a grandi. J'ai été perplexe en saisissant que ce jeune adolescent a été mis devant le fait accompli, le jour de son intégration au pensionnat, au sujet de son suivi psychologique."

Mai.
"Avec les données que j'ai accumulé au sujet de Naoko, j'ai pris le parti de continuer à lui envoyer des convocations tout en préparant plusieurs stratégiques possibles. Ayant eu vent de certains comportements in-disciplinaires et de quelques détails plus spécifiques comme un discret mais présent soutien-gorge, j'ai également pris renseignements sur les raisons d'un rejet concernant son sexe et les méthodes possibles tout en sachant que je les adapterais en fonction de Naoko pour qu'il puisse être lui-même tout en s'intégrant avec respect à la société.

En cette fin de mois, au lieu de demander au première année de venir à moi, je suis venu à lui. Ma gourmandise se sait auprès des pensionnaires, adultes comme élèves, m'a donné une bonne excuse pour m'incruster au cours optionnel de cuisine où il se trouvait.
J'ai eu la désagréable surprise de l'entrevoir au moment où il testait l'autorité de son professeur. D'après une évaluation rapide de la situation, il n'a pas été dans le sens de Naoko d'où sa colère.
En même temps, par une observation discrète, j'ai remarqué également que son style vestimentaire bien qu'appréciable, faisait féminin tout de même, accentué par le rembourrage léger fait au t-shirt.
J'en suis venue à saisir par cette visite impromptue que ce n'était pas l'autorité, ni la hiérarchie qui provoquait une forte réaction chez Naoko. Tout geste, parole, regard envers lui indirectement comme directement, même bienveillant, se retourne contre son vis-à-vis car il prend tout comme une attaque personnelle. Dès qu'une personne, élève comme professeur, fait quelque chose perturbant son emploi du temps, ses décisions, ses désirs, il le manifeste fortement en utilisant son insolence quand ce n'est pas par des gestes agressifs.
Je pense que ce garçon est en attente constante d'attention et d'affection pour ce qu'il est, entièrement. Après cet aperçu, je pressens que le calme et des arguments portant sur la raison sont la solution face à son agressivité. Sa question pertinente m'a donné le sentiment qu'il est plutôt réfléchi et le pousser à la réflexion le calmerait sans doute quelque peu.
Je crois savoir comment l'aider mais le veut-il ?"

Juin.
"Ce matin, j'ai eu la désagréable surprise d'avoir un appel urgent de Madame Aikawa concernant son fils, sur mon portable. Ses propos m'irritèrent et le ton employé, guère charmant. J'ai retenu de m'agacer comme Naoko semblait avoir un problème et lui ai proposé de s'entretenir, le jour même, à 9h15.
La mauvaise surprise a continué avant même que le rendez-vous ne commence simplement en regardant Naoko et son style vestimentaire fort masculin.
Elle était fortement contrariée par le comportement de Naoko et lui a imposé de venir avec elle sans pour autant le laisser parler, au départ. Elle a exprimé sans remord, sa honte d'avoir un fils comme lui. J'ai été extrêmement choquée par ses dires.
Elle s'est employée à verbaliser que son fils qu'il ne correspondait pas à l'image qu'elle souhaitait de son enfant et même par son comportement, sa gestuelle, elle le rejette constamment.
J'ai essayé de la calmer pour laisser parler Naoko, qu'il se libère également de sa colère en expliquant ce qu'il s'est passé de son point de vue. Chaque questionne posée, Madame Aikawa y a répondu sans laisser la main à son fils.
Je me suis énervée à mon tour en lui expliquant qu'au lieu de juger et aller à l'encontre de la personnalité de son enfant, elle se doit faire un travail sur elle-même pour saisir que l'image qu'elle s'est faite de son fils ne pourrait jamais correspondre à la réalité puisqu'il est un être humain, non une poupée à formater. J'ai précisé que le mieux pour y arriver passait déjà par l'écoute. Je suis allée jusqu'à demander directement à Naoko s'il préférait que sa mère quitte le bureau pour pouvoir s'épancher un peu.
J'ai pu entrevoir une lueur d'incompréhension. Je suppose que personne n'a été à l'encontre de Madame Aikawa depuis longtemps mais j'ai rappelé à Naoko que mon patient -protégé- est lui. Le rappel semblait nécessaire également à sa mère.
Cette dernière a quitté le bureau, en emmenant avec elle son fils et sous couvert de menaces, m'a explicitement émis qu'il n'était plus question que je sois en charge du suivi de Naoko. J'ai répondu que s'il le souhaite, il peut venir me voir n'importe quand.

J'espère sincèrement que ce garçon va réussir à trouver un équilibre entre ce qu'il est et les limites que la société peut accepter pour parvenir à vivre malgré les ressentiments de sa mère envers lui..."


Lily H. Lanson
Juillet.
"Jeune élève de troisième année, Lily est venue me voir malgré ses aprioris et les opinions plutôt négatives de son entourage sur les psychologues. Il me semble que le fait que la démarche vienne d'elle-même, peut faciliter ses confidences.
Lors du premier entretien, j'ai été tout de même perplexe. J'ai eu le sentiment qu'elle ne sait pas comment agir, ni réagir, qu'elle ne parvient pas à se détendre. J'ai, toute de suite, perçu qu'elle attend quelque chose de moi pour commencer à s'épancher, se libérer.

Une fois par semaine, j'ai eu une entrevue avec Lily.
Par diverses conversations lambdas, la jeune adolescente a mis en avant plusieurs fois son pays natal, les traditions anglaises et grâce à quelques questionnements ou des remarques anodines, j'ai compris les raisons de sa venue. Bien qu'entourée de ses proches, Lily a le mal du pays et ne ressent pas une vraie appartenance au Japon."

Août.
"Il m'a fallu toutes les peines du monde pour convaincre la jeune fille d'exprimer à son père et son oncle de coeur, sa légère déprime. Elle a réussi à progresser dans la langue japonaise et a pu, en me sous-entendant ses craintes dans nos conversations, se lier un peu plus avec quelques-uns de ses camarades de classe comme au club de cuisine.
Toutefois, au cours de notre rendez-vous de la semaine dernière et confirmé à ce jour, Lily n'ose aborder le sujet avec sa famille et entretient ainsi son abattement.

Tel père, telle fille est mon constat à la suite du dernier entretien avec Lily.
J'ai reçu William Lanson dans mon bureau, avant mon rendez-vous avec ma protégée pour lui présenter les faits. J'ai constaté avec amusement qu'il a le même langage corporel qu'elle, a émis quelques termes similaires jusqu'à s'interroger s'il avait fait les choses comme il le fallait, de la même manière que Lily. Cette dernière, tendue et presque démoralisée à son arrivée, a rayonné face à la compréhension de son père.
Le dialogue entre ces deux êtres fusionnels est réamorcé même pour les sujets un peu plus délicats ou négatifs, malgré leur tendance à vouloir paraître le meilleur possible face à l'autre.
Il me semble que mon travail est terminé. J'espère pour eux que leur bonne entente dure."









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Natalia A. Bellucci
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MessageSujet: Re: Quelques prises de notes    Dim 4 Fév - 4:52

Mes Petit(e)s Protégé(e)s :






Akemi Dupuy-Murasaki
Mai.
"Pendant la Golden Week, lors d'une de mes sorties "shopping", j'ai croisé une jeune personne surprenante. La couleur de sa chevelure est déjà peu orthodoxe mais sa personnalité l'est encore plus. Enthousiaste et pétillante, j'ai découvert toutefois qu'elle a peu confiance en elle suite à un désaccord avec une autre cliente.
J'ai également su qu'elle se prénomme Akemi et est élève au Pensionnat. J'ai préféré partir du magasin car je ne souhaite pas me lier plus que nécessaire avec elle alors qu'elle peut devenir une future protégée. Je n'aurai pas, si c'est le cas, une vraie objectivité à son encontre.

Avant de rentrer me préparer pour le dîner avec Chris, j'ai pris le temps avant de prendre des renseignements sur Akemi Dupuy-Murasaki, rencontrée en tout début de mois dans un magasin de vêtements.
Elle est en troisième année de lycée, en section scientifique. Elle semble apprécier le dessin car elle est dans le cours optionnel et le club. Avec grande étonnement, j'ai appris aussi que sa mère est décédée et alors même que son père habite à Matsue, Akemi a choisi d'être interne au Pensionnat. Elle ne va guère souvent le voir... Serait-il en conflit avec lui ?
En tout cas, les informations recueillies auprès de ses professeurs tendent vers le positif même si certains s'inquiètent quelque peu pour elle concernant sa popularité. Elle est régulièrement sollicitée semble-t-il par ses camarades y compris deux, trois adolescents connus négativement par les surveillants pour leur indiscipline et leur manière peu appréciée par leurs camarades du sexe opposé. Je me le suis noté pour entrevoir l'avis qu'a Akemi à ce sujet.
Je n'ai pas pu poursuivre sur ses antécédents médicaux, pour l'instant : retard à mon rendez-vous !"


Sakuya Akiwara
Avril.
"Avant même de rencontrer Sakuya Akiwara, j'ai su par les informations obtenues d'une collègue infirmière qu'il allait être un protégé difficile. Travailleur et discipliné, cet adolescent essaye par les moyens à sa disposition de se fondre dans la masse, de ne pas attirer l'attention sur lui au point que quand j'ai interrogé quelques-uns de ses professeurs et même, une minorité de ses camarades de classe, peu d'entre eux ont pu me le décrire... En dehors de sa jeune sœur, en première année de lycée, bien sûr !
J'ai néanmoins appris qu'il est parti d'une remise à niveau en sport sans chercher à s'expliquer, ignorant les directives du professeur. Démonstration parlant d'une contradiction alors que jusqu'ici, il n'avait jamais enfreint la moindre règle et n'avait jamais osé aller contre une quelconque autorité... Est-ce un indice qu'il arrive au point de rupture ? J'espère bien que non !!!

La première fois que j'ai rencontré l'adolescent, il a exprimé son malaise par son comportement et sa gestuelle sans pour autant prononcer plus d'une dizaine de mots en une heure de temps. J'ai été aussi surprise par les traits de son visage, demeurant quasi inexpressif naturellement tout au long de nos discussions, sujets sérieux comme anodins.
Par les propos de sa famille, recueillis au téléphone à la suite de ce premier entretien, la perte que Sakuya a subi l'a renfermé sur lui-même et j'ai tout de suite supposé en l'apercevant qu'il ne parvient pas à juguler le chagrin qu'il ressent encore. Malheureusement, par quelques réponses de son frère aîné, j'ai compris que le père du jeune homme a accepté l'état de son fils et a contrario, leur mère a redoublé d'attention jusqu'à l'étouffer semble-t-il, même avec la distance géographique, grâce à la présence de sa cadette au Pensionnat...
D'une certaine façon, je crois que Sakuya souhaite se détacher d'eux. Reste à découvrir ses raisons.

Le second entretien avec ce quatrième année, en section scientifique eut lieu peu après un léger incident, à la demande de son conseiller d'éducation pédagogique.
Il s'est absenté du cours de biologie lors d'un travail pratique sur un coeur de porc. Or, il a plusieurs fois émis son désir de travailler dans le domaine hospitalier, surtout en tant que chirurgien greffeur.
J'ai soupiré d'exaspération en saisissant plus ou moins le programme de l'enseignante. Une fois encore, j'ai dû exprimer au Directeur que toute initiative de ce genre se devait d'être communiqué aux infirmières comme aux psychologues pour que nous puissions préparer les élèves plus ou moins en difficultés psychologiques à ces situations délicates. Dans l'hypothèse qu'ils puissent être capable de les supporter et les gérer. Le manque de communication est vrai fléau et je dois être heureuse car au Japon, surtout avec le Directeur, elle est tout de même bien plus présente qu'ailleurs !
Je n'ai guère pu tirer de vrais échanges pour le moment avec Sakuya et bien que je sache qu'il est dans le refoulement, je ne parviens pas à frôler sa logique même si je sais pertinemment que la mort de sa meilleure amie est le déclencheur de ses agissements...
J'espère de tout coeur d'une part, qu'il ne cesse pas ses visites et d'autre part, arriver à qu'il se libère même légèrement de ce qu'il cache depuis deux ans. La question est de savoir comment percer sa carapace !"









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