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 Sayuri, le petit lys qui s'épanouit [TERMINE]

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Sayuri Yaegaki



Messages : 3
Date d'inscription : 08/02/2017
Localisation : Ça et là...

Feuille de Personnage
Âge : 14 ans
Club : Aucun
Logement (avec numéro): X

MessageSujet: Sayuri, le petit lys qui s'épanouit [TERMINE]   Jeu 9 Fév 2017 - 11:52

Carte d'identité

  • Avatar : Tatsumi Kon- Urara Meirochô

  • Nom : Yaegaki
  • Prénom(s) : Sayuri
  • Surnom(s) : Petit lys, Yuri
  • Âge - Date de Naissance (Jour et Mois) : 14 ans-3 mars
  • Groupe sanguin : O+
  • Nationalité : Japonaise
  • Orientation sexuelle : En cours de découverte, elle ne s'est jamais posée la question de son orientation sexuelle, de par son jeune âge.
  • Classe et section / Matière enseignée / Statut : En 4ième au collège publique de Matsue
  • Interne ou Externe ? : Externe, elle vit avec sa famille dans le quartier résidentiel de la ville, non loin du temple Yaegaki.
  • Un Club, si vous le souhaitez : Aucun, elle n'a pas le temps pour un club avec ses leçons particulières

  • Qualités:Intègre, attentionnée, inventive
    Défauts :Susceptible, impressionnable, se soumet trop aux règles
  • Passion : Sayuri est une grande amatrice d'ikebana, un art qui la passionne depuis son plus jeune âge et qui lui permet de se détendre, de créer et d'embellir son environnement. Elle aime également la cérémonie du thé et faire la cuisine -ou plutôt tester les nouvelles recettes qu'elle trouve- pour ses proches. De par son jeune âge, Sayuri ne sait pas vraiment ce qu'elle veut faire de sa vie, elle aspire simplement à être quelqu'un de respectable et une fille digne de ses parents.  
  • Peurs / Phobie : Elle a peur de l'échec, de par une éducation prônant l'excellence et son désir d'être sans cesse la meilleure dans tout ce qu'elle entreprend, afin de rendre fiers ses parents. De fait, la simple idée de les décevoir l'effraie au plus haut point, tant elle s'oblige à être parfaite en sacrifiant et son temps, et son énergie.

  • Lien tissé (non obligatoire) : Aucun


Caractère

    Élevée dans la plus stricte tradition japonaise par sa mère et sa grand-mère, Sayuri a de fait développer de nombreux traits de caractère qui font d'elle ce qu'on appelle grossièrement un "pur produit japonais". Malgré son jeune âge, Sayuri est d'une intégrité inébranlable, qui traduit une certaine force de caractère, et ne se laisse jamais fléchir quand il s'agit de défendre et de rester fidèle à ses valeurs. N'essayez donc pas de lui faire faire ce qu'elle déplore des autres -comme voler par exemple- car vous vous heurterez alors à un mur refusant catégoriquement de se plier à vos ordres car, pour elle, condamner une action et la répéter soi-même ensuite relève de la lâcheté mais aussi d'une véritable faiblesse d'esprit. A ses yeux, les valeurs de respect, d'obéissance, de droiture et d'entraide sont primordiales au quotidien, à tel point qu'elle s'évertue chaque jour à les respecter du mieux qu'elle peut, sans se laisser tenter par autrui de délaisser ce que son éducation lui a permis d'acquérir. A l'écoute, elle tient à demeurer d'humeur égale, voulant se montrer polie et courtoise envers autrui et ne souhaitant en aucun cas se laisser aller à des excès de colère ou des larmes, qu'elle cache bien souvent derrière un sourire aimable. Pudique, elle montre très rarement ses sentiments aussi, lorsqu'elle s'emballe, rit aux éclats ou est émue aux larmes, il s'agit là d'une preuve de son intérêt pour la personne qui se trouve en face d'elle. Son affection pour ses proches, plutôt que par les mots, se traduit par des gestes: elle aime prendre soin de sa famille et de ses amis, veillant à ce qu'ils aillent toujours bien et soient heureux, sans jamais dénigrer son propre bonheur. Si il lui arrive d'aller mal, elle prendra le temps de réfléchir à ses problèmes et d'y trouver une solution avant d'à nouveau s'occuper d'autrui, ayant pour avis que l'aide apportée est toujours plus bénéfique lorsque les sentiments néfastes sont absents que lorsqu'ils dominent l'esprit. Sayuri a également un grand sens du devoir, en particulier de piété filiale, et tend à toujours honorer ses engagements et à respecter ses aînés et ceux lui ayant apporté d'une quelconque façon. Elle a beaucoup de respect pour ses parents -respect influencé en partie par son éducation- et ne refuse jamais de les aider, même lorsque la tâche lui est pénible.Sayuri a également un esprit vif et pratique tant et si bien qu'à ses yeux, un problème ne peut demeurer sans solution, une solution qu'elle prendra le temps de chercher en veillant à ce qu'elle ne cause de tort à personne. Cette tendance cependant à sans cesse réfléchir face à un problème peut parfois lui porter préjudice, en particulier lorsque le problème est urgent ou qu'autrui le résout plus rapidement en sacrifiant inévitablement l'avis d'une ou deux personnes. Quelque chose qui est, pour elle, inconcevable!Sa vivacité d'esprit s'illustre en particulier dans l'apprentissage en général, tant et si bien qu'elle se révèle excellente en études -ayant des facilités scolaires et comprenant rapidement ce qu'on lui enseigne- mais également en art -shamisen, danse Mai, ikebana-. Elle a cependant une grande préférence pour les matières demandant de la réflexion et un esprit critique comme le japonais, en particulier les rédactions, l'histoire et les langues étrangères -anglais et français en cours particuliers- mais également les cours d'art ménagers qui lui permettent d'améliorer ses capacités en cuisine mais également de s'amuser. Elle apprécie peu les mathématiques et la physique qu'elle trouve ennuyeux et sans grand intérêt -ces matières se résumant pour elle à recopier bêtement une formule apprise par coeur-. Ces préférences peuvent aisément s'appliquer aux arts qu'elle étudie: elle adore l'ikebana qui, malgré des règles strictes sur le choix des fleurs et l'arrangement, laisse une grande place à l'imagination et aux sentiments, de même pour la danse Mai qui permet d'exprimer de nombreuses choses grâce au corps. Le shamisen en revanche lui plaît moins, de par un apprentissage long et très codifié qui ne permet pas une grande liberté. Elle aime néanmoins l'apprendre, appréciant le son doux si spécifique au shamisen et ne s'imagine pas jouer d'un instrument plus occidental comme le piano ou le violon, préférant honorer son héritage culturel en jouant d'un instrument japonais.Bien sûr, Sayuri n'est pas parfaite, loin de là! Elle a, comme tout le monde, bien des défauts qu'elle se force à corriger chaque jour. Sans cesse à la recherche de la perfection, Sayuri déteste perdre ou échouer dans ce qu'elle entreprend mais exècre encore plus qu'une tierce personne lui en fasse la remarque. Pour elle, qui tend à cacher ses faiblesses en travaillant d'arrache-pied, souligner un de ses échecs est le pire affront que l'on puisse lui faire et, pour elle, un très grand manque de tact. Aussi aura-t-elle la fâcheuse tendance de se braquer, prenant un air dédaigneux pour cacher sa colère et sa gène, et à garder inlassablement le silence face à son interlocuteur jusqu'à ce que ce dernier lui présente ses excuses. Si celui ci ne le fait pas, elle aura soit vite fait de rayer son existence de sa vie, jugeant que ceux lui faisant un affront ne mérite pas de rester ses amis, soit tendance à s'excuser pour la puérilité de son caractère si, après réflexion, elle juge ses bouderies futiles. De par sa timidité, elle n'osera jamais contredire quelqu'un afin de ne pas le blesser et fera mine d'encaisser chaque critique jusqu'au point de non-retour qui la mènera à bouder comme une petite fille. Elle a également le sens de la critique facile, n'hésitant pas à être aussi exigeante avec les autres qu'elle l'est avec elle même, oubliant cependant qu'autrui n'aspire pas forcément à suivre ce chemin de perfection qu'elle tient à se tracer. Elle est, de fait, très souvent déçue par les autres car elle place en eux des attentes qu'ils sont parfois incapables d'honorer.D'un naturel timide et introverti, Sayuri est très impressionnable, surtout face à des personnes plus âgés qu'elle. Eduquée dans une culture du "respect hiérarchique" qui l'oblige à respecter et écouter religieusement ses aînés, elle a malheureusement développée une sorte de crainte envers eux et adopte souvent une attitude soumise et mal assurée face à ses parents ou des membres âgés de sa famille, à tel point qu'il est aisé de l'effrayer en élevant seulement la voix ou en la toisant. Elle reste dans un constant schéma hiérarchique, sans être capable de s'en défaire et se juge très souvent, au sein de sa famille en particulier, comme une personne inférieure qui doit montrer sa valeur pour mériter le respect et la reconnaissance de ses parents.Elle a également tendance à être trop soumise face aux règles qui lui sont imposées à l'école ou dans le privé, obéissant aveuglement à celles ci, jugeant qu'elles ne peuvent pas être néfastes puisque dans son intérêt. De fait, elle a tendance à avoir une attitude passive, attendant seulement des ordres pour agir, ayant toujours vécu de la sorte auprès de ses parents auxquels elle n'a jamais désobéi.


Physique

    Si un jour Sayuri passe près de vous, faisant claquer sur le pavé ses socques en bois, sans doute serez-vous frappé en premier lieu par son physique de poupée: gracile, d'une taille relativement petite pour son âge -pas plus d'1m35- et encore dénuée de formes féminines. Un corps d'enfant, encore en plein développement avant de se transformer en un corps de femme, qui la fait donc passer pour plus jeune qu'elle n'est. Son visage, très blanc, est tout en rondeur, avec des joues pleines qui font presque disparaître ses yeux quand elle sourit, et accentue son côté enfantin, bien qu'elle arbore la plupart du temps un air sérieux qui tranche avec la candeur que dégage son corps. Comme la grande majorité des japonais, Sayuri a les cheveux noirs, raides comme des baguettes et fins, qu'elle porte longs jusqu'au milieu du dos, ce qui lui demande de fait un entretien important afin qu'ils restent beaux, agréables au toucher et coupés de façon nette, la demoiselle ne supportant pas les pointes fourchues. Elle noue très souvent les mèches encadrant son visage en arrière afin qu'elles ne la gène pas dans ses mouvements et orne à cette occasion sa chevelure d'un ruban épais noué en un gros noeud ou, si elle est conviée à un évènement important ou se rend à un cours particulier, d'un kanzashi décoré de fleurs en tissu qu'elle prend garde à toujours associé avec la saison. A ses yeux, l'ornementation de ses coiffures est tout aussi important que le choix de ses tenues, aussi soigne-t-elle toujours le plus simple des chignons pour en faire une pièce indispensable -voir principale- de sa tenue.Là où Sayuri se distingue de ses camarades nippons, c'est au niveau de ses yeux: si vous vous attendez à la voir poser sur vous des pupilles marrons, voir noires, quelle sera votre surprise en remarquant deux iris couleur jade vous observer gentiment, pétillant de malice et d'intelligence. Ses yeux sont en amande, très expressifs et recouverts d'un petit bois de cils très fins et courts qui donnent l'impression que ses yeux sont très grands et protubérants, lui donnant parfois un air surpris. Au niveau de sa tenue vestimentaire, elle porte d'ordinaire l'uniforme réglementaire du collège mais lorsqu'elle se rend à ses leçons particulières ou pendant ses jours de congés, elle arbore la plupart du temps des kimonos de très bonne facture que sa mère lui fait faire, dont la couleur, les motifs et la matière changent en fonction des saisons et du temps. Sayuri a cependant une préférence pour les motifs enfantins -papillons, ballons, petites fleurs discrètes- et les couleurs pastelles, trouvant que le kimono se suffit largement à lui même et qu'une couleur criarde serait de très mauvais goût pour une fille de son âge. Il est rare de la voir porter des vêtements classiques qu'elle juge trop simples et impersonnels, de même pour les baskets qu'elle trouve peu féminines. Elle a cependant quelques tenues "modernes" en cas de forces majeures -pour un voyage scolaire par exemple- qui se limitent à des robes et des jupes, très souvent décorées de dentelles et de volants.Certes, ce choix vestimentaire peut paraître étrange, surtout au Japon où on tend à suivre un style occidental, mais Sayuri tient absolument à porter des vêtements japonais, trouvant dommage que de si belles pièces tombent dans l'oubli pour laisser place à des vêtements tout simples et sans âme.


Histoire

    "-Faites que mon enfant se porte bien et naisse sans difficulté..."

    Les mains jointes devant le temple Yaegaki appartenant à sa famille depuis des générations, Satsuki Yaegaki, sur le point d'enfanter, priait avec ferveur les dieux de lui accorder un enfant vigoureux, comme elle l'avait fait précédemment pour sa fille aînée Nadeshiko, entrant dans sa sixième année. Mars venait à peine de commencer et déjà les cerisiers de Matsue s'ouvraient, offrant à la future maman un spectacle des plus agréables lui faisant oublier les craintes pré-natales. D'aucun penserait qu'elle n'avait aucune raison de s'inquiéter, vu que sa première grossesse s'était passée à merveille, mais Satsuki redoutait un accident, une maladie qui lui fasse perdre prématurément son bébé. Et la fatigue causée par les soins qu'elle devait prodiguer à sa propre mère vieillissante et sujette à toutes sortes de maladies, ne l'aidait pas à se détendre et se débarrasser de ses craintes. A peine était-elle rentrée dans le pavillon où elle vivait avec sa famille, non loin du temple où officiait son frère aîné, qu'elle ressentit les premières contractions, un liquide chaud couler entre ses jambes et eut juste le temps d'appeler sa mère à l'aide, lui demandant d'appeler une ambulance. C'était le 3 mars, jour du Hina Matsuri; et tandis que Nadeshiko, n'ayant pas remarqué l'absence de sa mère, posait avec précaution les poupées traditionnelles sur leur autel et préparait les offrandes leur tant destinées, Sayuri venait au monde à l'hôpital de la ville pour la plus grande joie de ses parents, en tant que seconde héritière de la famille Yaegaki, qui connaissait une certaine prospérité depuis quelques générations, grâce notamment à la notoriété de son temple -connu pour avoir abrité le dieu Sunano et son épouse-, réputé pour favoriser les mariages heureux, mais également à la vente de omamori  et de divers articles pieux permettant au sanctuaire de connaître une certaine aisance financière.

    "-Tiens toi droite!"

    D'un coup sec, Yatsuko Yaegaki abattit son éventail sur l'épaule de sa petite fille Sayuri, ayant déjà fêté ses cinqs ans, lui arrachant un petit cri de surprise tandis qu'elle corrigeait son maintient, tentant de garder son dos droit, agenouillée près du futon de sa grand-mère qui lui enseignait auparavant la méthode de tissage des liens vendus en tant que omamori  au temple familial. "C'est ton héritage", lui répétait-on sans cesse en lui administrant divers leçons, toutes plus diverses les unes que les autres, lui assurant qu'elle deviendrait ainsi une femme digne de sa famille.Les jeunes années de Sayuri avaient défilé sans que personne ne le réalise et, tandis que sa soeur Nadeshiko se préparait aux examens d'entrée au collège, sa jeune soeur s'apprêtait elle même à intégrer l'école primaire du quartier. De son enfance, Sayuri n'en retenait que deux choses: la discipline de fer que lui avait imposé sa grand-mère, sans jamais l'épargner, et l'absence de son père Yû, dont le travail de cadre en faisait plus un fantôme qu'un réel membre de la maison. Le seul lieu qu'elle connaissait depuis sa naissance, tout comme Nadeshiko avant elle, c'était la chambre de Yasuko, empestant la maladie, les médicaments et l'encens qui brûlait sur l'autel en mémoire de son défunt mari, dans laquelle elle venait s'enfermer dès que sa mère était trop occupée pour lui porter attention. Dans cette chambre, se disait-elle, il y a au moins quelqu'un qui pense à moi. Quand Nadeshiko n'était pas là pour la chouchouter et jouer avec elle, il n'y avait que là qu'elle se sentait à son aise. Certes, sa grand-mère était très difficile à vivre, lui imposait une tenue irréprochable et n'hésitait pas à la corriger d'un coup d'éventail si besoin était, mais dans sa tête de petite fille élevée dans l'idée de devenir ensuite "une dame", toute cette formation spartiate n'était là que pour son bien et était même une preuve d'amour indéniable. Sa grand-mère était sa famille. Son seul soutient. Se penchant sur l'ouvrage que tenait sa grand mère, Sayuri observa attentivement la danse des fils se croisant et s'entrecroisant, faisant se cogner entre elles les bobines en bois usées par le temps. Puis, lorsque Yasuko lui fit signe de continuer, elle s'en saisit et tressa, maladroitement certes, mais correctement les fils, allongeant la tresse. Sa grand-mère, se sentant soudain fatiguée, lui demanda alors de la laisser seule et de lui rapporter son travail une fois fini.
    "Obaa-sama? J'ai fini."
    Entrant à pas de loup dans la chambre de sa grand-mère, Sayuri vint s'agenouiller comme d'habitude près du lit, observant attentivement le visage serein de Yasuko. Pas un signe de tourment, pas un mouvement. Pas un souffle. Elle avait l'air si paisible que sa petite fille se décida à quitter la pièce, ne voulant troubler le sommeil de la vieille femme, déposant près de son oreiller la tresse qu'elle venait d'achever. Ce ne fut que quelques heures plus tard, lorsque sa mère ressortit de cette chambre sentant le renfermé en larmes qu'elle compris pourquoi sa grand-mère avait l'air si paisible.Son sixième anniversaire fut fêter sobrement cette année là, entre deux cérémonies mortuaires, dans l'odeur écœurante de l'encens sur l'autel et les larmes de Sayuri, complètement déboussolée, ayant perdu le seul pilier solide de sa vie. Qu'allait-elle devenir, maintenant que plus personne ne lui enseignerait comment se tenir, comment parler? Tandis que cette question tournait en boucle dans sa tête de petite fille, Sayuri se laissait aller à sa peine, dans les ténèbres de la nuit, la tête enfouie contre la poitrine de Nadeshiko.

    Les cerisiers en fleurs, signe du début d'une nouvelle année scolaire, annonçait également l'entrée en primaire de Sayuri qui, marchant joyeusement près de sa soeur arborant fièrement l'uniforme du collège publique de Matsue, serrait fermement la main de sa mère l'accompagnant à la cérémonie de début d'année, portant un kimono d'excellente facture décoré de délicates rayures. C'était la première fois depuis des semaines que la petite fille voyait sa mère porter un habit de couleur, ses tenues ayant jusqu'à maintenant été sombres en signe de deuil. Et c'était également la première fois que sa mère l'accompagnait dehors ainsi vêtue, faisant se retourner les passants sur son passage. Sayuri était fière, fière que sa mère soit autant admirée, fière d'être la petite fille qui lui tenait la main, fière d'être du même sang qu'elle. Elle voulait être comme elle plus tard!Tout en formulant ce vœu au fond de son coeur, ses yeux rivés sur Satsuki tout le long de la cérémonie de rentrée, elle se promit qu'elle ferait tous les efforts du monde pour voir son souhait devenir réalité, aussi bien dans ses études que dans les arts que sa chère grand-mère s'était évertuée à lui enseigner et qu'elle allait continuer d'étudier à partir de maintenant avec des professeurs. L'année se passa dans d'excellentes conditions, bien qu'elle eut du mal à s'adapter à cette nouvelle vie qui l'obligeait à côtoyer chaque jour d'autres enfants, chose qu'elle n'avait jamais fait étant plus jeune, sortir jouer dans la rue lui ayant été interdit. Désireuse de se faire des amis, elle ne savait cependant pas comment aborder ces inconnus qui riaient, papotaient avec tant de naturel entre eux et restait assise à son bureau, regardant avec envie ses camarades de classe qu'elle n'osait interpeller.

    "-Dis, tu manges toute seule? Viens manger dehors avec nous!"
    Levant les yeux de son bentô préparé par sa grande soeur, garni en majorité des restes de la veille -omelette, légumes saumurés et anguilles- Sayuri s'étonna de la facilité avec laquelle cette petite fille l'avait abordée et invitée à la suivre, un grand sourire aux lèvres. Elle le lui rendit et, acquiesçant d'un signe de tête timide, ses joues rouges de plaisir, elle se leva pour la suivre avant de se présenter à demi-voix, encore sous le choc de cette invitation si soudaine. C'était donc si simple de se faire des amis? La petite fille, du nom de Mihara Chiya, devint sa première amie et contribua grandement à lui faire apprécier la vie en communauté, lui apprenant à s'adapter, ravaler ses caprices et à penser aux autres, chose qu'elle n'avait fait auparavant, obsédée par sa seule réussite, sa seule perfection. En échange, Sayuri lui enseignait la calligraphie qu'elle avait de nombreuses fois pratiqué avec sa grand-mère, l'aidant dans l'apprentissage des kanjis difficiles et lui offrant son aide lorsqu'elle avait du mal à comprendre un exercice. Les facilités scolaires de la jeune héritière ne manquèrent pas d'être remarqué par ses professeurs, qui n'hésitaient pas à lui confier des responsabilités et lui faire des éloges quant à ses bons résultats dans la grande majorité des matières, mettant en avant sa créativité et sa vivacité d'esprit en japonais et en calligraphie. On lui assurait qu'elle ferait plus tard des études brillantes si elle continuait ses efforts, tant et si bien qu'elle passa toute sa scolarité de primaire avec l'étiquette "excellent élément" sur le front. Une étiquette qui l'obligeait à agir le plus humblement possible pour ne pas s'attirer les foudres de ses camarades, muées par une compétitivité motivée par le corps enseignant afin d'obliger les enfants à travailler d'avantage, à se dépasser et à les préparer aux exigences de la société dans laquelle ils feraient leurs premiers pas dans des années.

    "-Yaegaki-san, vous devez tenir votre plectre plus droit. Voilà comme ceci..."
    Soupirant discrètement afin de ne pas manquer de respect à son professeur de shamisen, Sayuri rectifia sa posture et joua une nouvelle fois le nouveau morceau qu'elle étudiait pendant le cours du jour, tentant de l'effectuer le mieux possible. Mais son esprit était ailleurs en cette belle après-midi de janvier, qui était d'une douceur anormale: elle pensait aux examens d'entrée approchant, au fait qu'elle aimerait être en train d'étudier plutôt que de s'évertuer à réussir ce morceau ennuyeux. Mais sa mère avait été formelle à ce sujet: même avec les concours, elle devait continuer de suivre tous ses cours du soir, aussi bien l'anglais, le français -qu'elle apprenait depuis un an seulement- que le shamisen et l'ikebana.Ses journées étaient donc un marathon sans fin entre l'école, la maison, les cours du soir, les devoirs. Et Sayuri, malgré son jeune âge, sentait la fatigue engendrée par cet emploi du temps chargé peser sur ses épaules, lui donnant l'impression d'être aussi âgée qu'une vieille femme. Pourtant elle n'osait s'en plaindre. L'idée même de faire des reproches à sa mère, qui donnait tant de son temps pour lui enseigner les arts domestiques comme le faisait sa grand-mère auparavant, lui semblait déplorable: quelle fille indigne elle ferait! Comment pourrait-elle se plaindre d'être fatiguée alors que ses parents se tuaient à la tache -son père au travail, sa mère auprès d'elle- pour l'élever, la nourrir, lui faire porter de magnifiques kimonos?! Elle n'avait pas le droit de maugréer. Elle devait obéir, sans réfléchir, comme on le lui avait toujours appris: obéir aux aînés, ne pas discuter les ordres. C'était la meilleure manière de vivre. Les grands savaient mieux qu'elle ce qui était bon. Ainsi elle deviendrait une femme respectable. Une femme digne de porter le nom des Yaegaki.

    La période des concours arriva plus vite que prévu, à tel point que Sayuri eut l'impression d'avoir été prise de court et de n'avoir rien préparé pour ses examens, du moins à ses yeux d'enfant perfectionniste pour qui trois heures de révisions n'étaient pas suffisantes. Elle passa pourtant chaque examen, tentant de faire de son mieux dans chaque épreuve, même en mathématiques qui était déjà une matière lui déplaisant fortement, et fut reçue au collège publique de Matsue, tout comme sa soeur auparavant qui entrait cette année là en quatrième année au lycée de Matsue, faisant la fierté de leurs parents.

    "-C'est bien ma fille, tu es ma fierté."
    En lui souriant, son père rentré plus tôt pour fêter son entrée au collège, lui avait dit ses mots. Sayuri savait qu'il les avait sans doute déjà dit à Nadeshiko, si parfaite, si excellente, préparant activement ses concours pour entrer à l'université Shimane, très réputée dans la région, mais également à Tôdai et Kyôdai. Mais ils restèrent gravés au fin fond de son coeur: "tu es ma fierté". C'était là le premier compliment de son père, si renfermé, si peu prompt aux compliments. Et de fait, il la touchait d'autant plus. Aussi Sayuri se promis de travailler encore plus dur, tout en s'inclinant bien bas pour remercier son père de cette reconnaissance, pour mériter son respect, celui de sa mère et de toute la famille Yaegaki.


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MessageSujet: Re: Sayuri, le petit lys qui s'épanouit [TERMINE]   Lun 13 Fév 2017 - 1:18

J'ai raté Hannele :OO: , mais voilà, Bienvenue :give:

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MessageSujet: Re: Sayuri, le petit lys qui s'épanouit [TERMINE]   Lun 13 Fév 2017 - 17:17

Coucou Sayuri :hoy:

Bienvenuuue une seconde fois sur Matsue ! J'ai prévenu le Didi pour ta fiche et il passera la semaine prochaine. En attendant, tu peux fouiner, flooder, aller sur la CB, etc... Tu connais la maison :YEAR:

Bisous !
Nat'

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MessageSujet: Re: Sayuri, le petit lys qui s'épanouit [TERMINE]   Sam 18 Fév 2017 - 17:19

Bonjour Yaegaki-San,

Nous vous souhaitons la bienvenue une seconde fois sur Matsue et nous excusons pour l'attente subie en espérant votre compréhension.

Nous vous indiquons qu'en faisant le choix de jouer une collégienne, vous prenez le risque d'avoir moins de possibilités de jeu car votre personnage aura peu de raisons logiques et vraisemblables pour se trouver au sein du Pensionnat, comme de ne pas pouvoir se balader dans les rues à partir d'une certaine heure.
De même, l'âge de votre personnage amène une intégration régulière d'un parent adulte dans la narration, sans toujours faire l'appel de P.N.J.
Nous vous remercions d'accepter ces aspects particuliers et de faire attention en Role Play.

Nous avons lu attentivement votre présentation et avant de pouvoir vous accueillir officiellement, nous avons quelques points à voir avec vous.

Caractère

  • Votre personnage a un désir de perfection devenu un trait propre de sa personnalité.
    De notre point de vue, ce défaut serait plus judicieux que la susceptibilité. En effet, l'éducation stricte qu'elle a eu, intégrant petit à petit ce perfectionnisme, n'a pu lui permettre de faire des caprices. De plus, une véritable susceptibilité serait sur tout sujet et dès qu'un individu aborderait la possibilité qu'elle puisse avoir tort au lieu d'un seul point précis.
  • Cette envie de perfection rejaillit sur plusieurs domaines : les arts, ses études, sa manière de vivre... Pourriez-vous ajouter des difficultés scolaire en dehors de sa non appréciation des mathématiques, s'il vous plait et expliquer plus clairement son niveau de maîtrise dans les différents arts au sein de la section Histoire ? En effet, même si votre personnage s'applique et les exerce depuis petite, elle ne peut être véritablement douée pour chacun tout en travaillant pour ses études et réussir.
  • Comment est votre personnage en public ? Avec sa famille ? Comment parvient-elle à tenir sous les responsabilités, le devoir filial, la pression de sa famille ? Qu'est-ce qui diffère dans son attitude, son comportement, quand elle est enfin seule et personne ne peut l'apercevoir ? Est-ce qu'elle se permet de relâcher la pression mises sur ses épaules, de montrer ses faiblesses ? A-t-elle déjà osé remettre en cause le choix de ses parents pour son avenir ?
  • Vous exprimez que votre personnage ne juge pas, n'aime pas critiquer les autres et n'apprécie pas qu'une personne le fasse sur elle-même. Cependant, vous expliquez ensuite qu'elle attend beaucoup des autres, est souvent déçue de leur action, leur parole et donc, les juge. Ne se rend-t-elle pas compte qu'elle porte une opinion sur eux ?
  • Comment votre personnage est-elle sous le joug de la tristesse, de la joie, de la colère ? Qu'est-ce qui peut l'amener à montrer ses émotions ?


Physique

  • Les japonaises ont une constitution physique faisant qu'elles sont petites. Cependant et de notre point de vue, la taille moyenne d'une enfant de 14 ans au Japon est plus proche des 1m45. Si votre personnage fait au maximum 1m35, nous vous remercions d'expliquer pourquoi elle a un souci de croissance.
  • Votre personnage a les yeux verts. De qui les tient-elle ? Quelle origine étrangère a-t-elle ? Cela vient-il de la famille paternelle ou maternelle ? Si nous tenons compte de la famille prestigieuse d'où vient votre personnage, un mariage avec un étranger est peu probable. Nous vous remercions de l'expliquer dans la section Histoire.
  • Votre personnage débute l'adolescence. Entre la pression exercée sur elle depuis toujours, son désir de ne jamais décevoir et la comparaison qu'elle peut faire entre sa propre mère et elle-même, de notre point de vue, il y a une forte probabilité de complexes que vous n'exploitez pas.


Histoire

  • En prenant en compte nos indications concernant le sanctuaire, la fête et la scolarité japonaise, pouvez-vous modifier en conséquence votre histoire ?
    Informations:
     

  • Pourriez-vous développer les relations de votre personnage dans l'enfance et sa pré-adolescence avec sa mère, son père, sa grande soeur et toute autre membre de sa famille ?
    Pour quelles raisons votre personnage a-t-elle une éducation aussi stricte, très cadrée, très traditionaliste alors même qu'elle n'est pas l'aînée de la famille et en conséquence, n'est donc pas l'héritière de la famille ? Qu'en est-il de l'éducation de sa soeur aînée ?
    Ont-elles reçu toutes les deux des coups d'éventails réguliers de leur grand-mère ? Est-ce qu'aucun membre de la famille ne s'est interposé contre cette rigueur allant même contre le bien-être des enfants ou bien, est-ce leur définition même de l'éducation ?
    Si la soeur de votre personnage en a reçu depuis l'enfance, en pleine croissance, a-t-elle des séquelles comme des douleurs aux épaules ? Est-ce qu'une personne de l'école, a remarqué quelque chose ?
  • Un approfondissement de la relation de votre personnage avec sa meilleure amie serait appréciable. Est-elle dans le même collège ? Si ce n'est pas le cas, sont-elles toujours en contact ? Pourquoi ? A-t-elle eu une certaine influence sur votre personnage jusqu'à lui amener l'envie, le désir de s'amuser, de sortir de ces contraintes familiales ?
  • Quelle relation a-t-elle avec ses camarades de classe ? A-t-elle toujours des connaissances de l'école primaire ? A-t-elle des affinités avec certains camarades au collège ? Pourquoi quelques-uns ne l'apprécient pas alors même qu'elle fait partie d'une famille respectable et respectée s'occupant d'un sanctuaire sacré ? A-t-elle eu des mauvais traitements verbaux ou physiques ? Ou est-ce simplement des regards envieux, méprisants ?
  • Pourquoi votre personnage fait sa scolarité dans une école publique alors même que son éducation est très stricte et que sa famille a les moyens de l'envoyer en école privée ?
  • Nous aimerions l'ajout de quelques difficultés à son parcours scolaire, l'atténuation de cette impression de perfection dans les arts et les études et quelques points, réactions mettant en avant l'âge de votre personnage.


Nous vous remercions pour les modifications et les ajouts, par avance. Si vous avez des points à éclaircir, vous pouvez nous contacter, contacter Bellucci-Sama ou Sakamoto-Sama par message privé.

Bien à vous,
Le Directeur.
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